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vendredi 6 avril 2012

UNE ANNÉE “PARTICULIÈREMENT DIFFICILE” POUR L'ARTISANAT TUNISIEN


"Cadeaux de fin d'année", tel était le thème de l'Expo-vente organisées par l’Office national de l’artisanat. Depuis le 25 novembre, et ce jusqu'au 31 décembre, des artisans venus de tout le pays se sont donnés rendez-vous dans les villages artisanaux de Denden, Nabeul, Béjà et le Kef.

Pour l'occasion, celui de Denden s'est paré de 120 stands. Normalement, comme tous les villages artisanaux du pays (avec celui de Jendouba et de Kairouan), ces espaces abritent 161 ateliers et emploient chacun plus de 200 personnes.

"Cet Expo-vente vient couronner tous les efforts que nous avons consentis durant cette année particulièrement difficile", a confié Rim Marnissi, responsable de communication de l’Office National de l’artisanat. "L’office fait de son mieux pour soutenir les artisans et les aider à commercialiser leurs produits. Durant les mois passés nous avons organisé beaucoup de salons, le salon du mois du patrimoine, le salon de Sousse, entre autres, mais la situation politique et économique a gravement affecté le secteur", a-t-elle ajouté, sans pour autant donner de chiffres précis.

Salha, exposante en poterie, participe souvent à ces salons. Pour elle, ces salons sont une opportunité pour vendre, mais, comme la plupart des exposants, elle regrette l’absence des clients à la suite de la révolution. "Nous souffrions déjà de beaucoup de difficultés pour promouvoir nos produits avant la révolution", a poursuit cette élégante Tunisienne qui avoue son commerce déficitaire. "J’ai cinq employées et il m’est de plus en plus difficile de les prendre en charge". Elles reçoivent seulement une subvention de l’Etat qui est de 50 dinars par mois, confie-t-elle avant de poser : "Mais pensez-vous que c’est assez pour faire face aux difficultés de la vie ?"

Ecouler des articles de sports

Alors que le secteur emploie près de 350.000 personnes et participe à hauteur de 4% au PIB du pays, selon les statistiques du Commerce et du Tourisme, l'artisanat est jugé comme un vecteur de développement non négligeable pour les régions de l'intérieur. Mais, tout comme les autres secteurs, l’artisanat subit la crise de plein fouet. Les touristes se font rares (chute de 31,9% sur les onze premiers mois de l'année). Et la hausse du chômage fait baisser les ventes. D’autres ont carrément été contraints d’arrêter leur activité. Et plusieurs d’entre eux sont menacés, comme cette jeune femme originaire de Siliana.
Derrière son stand orné de bijoux en ambre, Raja a déclaré avec émotion qu’elle détient un diplôme d’informatique de l’Iset qui ne lui a pas servi à trouver un emploi. Elle a alors opté pour la création de bijoux d’ambre, afin de gagner sa vie tout en préservant le métier qui est une tradition familiale. "Je me suis mise à l’artisanat pour fuir le chômage, et me voilà encore une fois menacée. Vous voyez bien, qu’avec cette situation difficile, ce n’est pas évident. Je n’arrive plus à commercialiser mes créations et il n’y a plus de touristes pour les acheter" a-t-elle ajouté. Plus loin, Lamia, peintre artisane, une maîtrise de comptabilité, estime que "les Tunisiens doivent encourager le produit national. Cela permettrait de relancer le pays", avant de reconnaître qu'avec les "sit-in et les grèves, et surtout la baisse du niveau de vie", cela ne sera pas facile.

Livre blanc

Mahjouba, une créatrice du Bardo, aimerait aussi être soutenue par ses concitoyens. Cette fabricante de poteries berbères ne sait comment rembourser ses crédits dont la somme atteint jusqu’à 20.000 dinars et n’arrive plus à payer le loyer de son point de vente au village touristique Yasmine-Hammamet. Depuis 20 ans, elle observe l’évolution du secteur et a constaté l’arrivée "d’intrus » sur le marché. Selon elle, si certains prix semblent bradés c’est parce que certains produits seraient importés de Chine.
Face à cette concurrence déloyale, le développement du commerce équitable permettrait de promouvoir les petits artisans peu visibles. Cette proposition figure d'ailleurs dans le "livre blanc" de Mehdi Houas, le ministre du Commerce et du Tourisme. Il a également mis l'accent sur le développement de certaines filières, à l'image de la bijouterie, la tapisserie, la confection de vêtements sur mesure, les tissages, la passementerie et la céramique-poterie, tout comme la relance d'autres secteurs (la verrerie ou le travail du cuir par exemple). Autant de pistes à étudier qui pourraient permettre à ces artisans de ne pas laisser tomber leur art.

Source : leconomistemaghrebin

jeudi 23 juillet 2009

La Tunisie, un remède anticrise!!!


La Tunisie, dragon de la Méditerranée

La Tunisie, un remède anticrise!» En plein marasme économique mondial, le pays du jasmin n'y va pas par quatre chemins dans sa récente campagne de communication destinée à séduire les investisseurs étrangers : pour survivre aux difficultés du moment, les entreprises européennes n'auraient finalement pas de meilleure décision à prendre que de s'implanter... en Tunisie. C'est même, dixit le gouvernement tunisien, une opportunité à ne pas manquer : celle d'accroître leur compétitivité ! Provocation ? Pas tant que cela, car beaucoup d'entreprises industrielles, confrontées à la concurrence exacerbée venue d'Asie ou des pays de l'ancien bloc de l'Est, ont compris depuis longtemps qu'elles n'avaient souvent guère d'autre choix que de se délocaliser dans des pays à bas coûts. Et, entre la Chine et la Tunisie, cette dernière offre, au-delà des zones franches qu'elle a su développer à l'intention des entreprises étrangères exportatrices, un plus indéniable : la proximité. «Dans le textile, une entreprise française qui n'aurait pas un pied en Tunisie a peu de chances de survivre!», martèle Afif Chelbi, ministre de l'Industrie, de l'Energie et des PME. Plus de 2 200 entreprises européennes (Benetton, Sagem...) ont déjà fait ce choix. Une entreprise française s'implante tous les cinq jours en Tunisie, petit pays qui, depuis qu'il a décidé de s'ouvrir aux investissements extérieurs en 1996, se prend parfois à rêver de devenir le dragon de la Méditerranée, fort d'une croissance de 4,5 % en 2009 et d'un revenu moyen qui a doublé en dix ans. Avec un atout précieux : son capital humain. Entre 1995 et 2008, le nombre d'étudiants tunisiens est passé de moins de 100 000 à 360 000, soit 3,6 % de la population. Un taux similaire au taux français. Et les ingénieurs de Tunis n'ont pas grand-chose à envier aux nôtres, si ce n'est leur rémunération : là, ils sont payés cinq fois moins cher qu'en Europe (mais la baguette de pain ne vaut que 0,10 euro...). Il n'est qu'à visiter le pôle high-tech Elgazala, à Tunis, pour comprendre que la Tunisie a, d'une façon très volontariste, mis le cap sur l'avenir. «Les pays développés ont besoin des pays émergents car ce sont leurs marchés de demain», rappelle Nouri Jouini, ministre du Développement et de la Coopération internationale. Il est dans leur intérêt d'aider des pays comme la Tunisie à s'intégrer dans l'économie mondiale.»

mercredi 22 juillet 2009

Guide Export


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