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vendredi 6 avril 2012

TUNISIE: L'ALLEMAGNE CONSACRE 16MD POUR LA FORMATION PROFESSIONNELLE


Le programme pacte pour l’emploi, lancé en partenariat avec le Ministère de la Formation Professionnelle et de l’Emploi(MFPE) et SEQUA, organisme allemand qui réalise dans le monde entier des projets de développement visant à promouvoir l’économie sociale de marché et la formation professionnelle, a bel et bien démarré le 01 janvier 2012 et se poursuivra jusqu’au 31 décembre 2013.
14 mois de travail d’équipe entre des professionnels des deux bords, pour faire face aux difficultés auxquelles se heurte, le secteur de la formation professionnelle en Tunisie.
Ces difficultés sont multiples mais surtout structurelles. Parmi elles, l’augmentation du chômage durant la dernière année (près d’un million de chômeurs), dont 25% auprès des jeunes. Mais aussi la faible orientation vers les besoins du secteur privé, et la faible implication de celui-ci dans la conception et la mise en œuvre de la formation professionnelle. Le secteur souffre également du manque de formation des formateurs dans les centres, et des tuteurs dans les entreprises, et du manque de suivi des diplômés et de leur recyclage.

Ce programme de pacte emploi dispose d’un budget de 8 millions d’euros, entièrement accordés par le Ministère Fédéral des Affaires étrangères, et géré par SEQUA.

Six partenaires travaillent en coordination sur le projet, dont le Goethe Institut Tunisie, L’organisme de formation professionnelle du patronat Bavarois (BBW) et la Chambre de Commerce De Hambourg. Les six, sont mandatés pour conduire au total 4 projets.

Une coordinatrice du projet expose lors d’une table-ronde organisée ce matin à Tunis, les informations clés sur le programme : « L’objectif du programme est de contribuer à la stabilisation économique et au processus de démocratisation en Tunisie à travail des mesures de promotion de l’emploi et l’amélioration de la qualité de la formation professionnelle. Les groupes cibles sont les diplômés universitaires, les jeunes ayant terminé leur scolarité de base, jeunes en formation et les responsables de formation en entreprise. Les secteurs ciblés sont les énergies renouvelables, le tourisme et l’hôtellerie, la mécatronique automobile, la métallurgie, la plomberie et le textile », dit-elle.

Cette rencontre qui a réuni tous les partenaires du programme, a été l’occasion pour dévoiler la manière dont ont été choisis les centres de formation professionnelle qui vont profiter du programme. Les centres de formation ont fait, d’abord, l’objet d’une présélection, par le MFPE. Ensuite les partenaires allemands ont procédé à une mission de reconnaissance en visitant les centres « pour s’assurer de leur adéquation entre les besoins d’appui et les prestations potentielles », explique la responsable de coordination. La sélection se fait enfin, d’un commun accord avec le MFPE.

L’approche du projet, consiste à impliquer les organisations du secteur privé responsables de la formation professionnelle en Allemagne et créer un partenariat avec un centre de formation professionnelle en Tunisie.

Par ailleurs, l’appui accordé, se traduit par le renforcement des capacités humaines (cadres et formateurs), renforcement du dialogue et de la coopération entre les centres et leur environnement économique (entreprises et organisations professionnelles), mais aussi par la modernisation des équipements des centres, tout en travaillant sur le terrain pour générer de bonnes pratiques qui seront diffusées par le MFPE au sein du réseau, et alimenteront la stratégie nationale en matière de formation professionnelle.

Neuf centres ont été choisis. Deux à Sousse, un à la Manouba, un à El Hamma, un à Kebili, un à l’ariana, un à Ezzouhour, Un à Hammamet Sud et un autre à Tabarka.
«Concrètement, la direction de chaque projet est déléguée à un partenaire allemand qui coordonne directement les activités avec ses partenaires tunisiens. Tous les deux mois, chaque projet envoie à Sequa un rapport d’activité en allemand. Sequa prépare le rapport consolidé, au Miistère Fédéral des Affaires Etrangères, et prépare un rapport synthétique en français pour le MPFE. Le comité de pilotage réunit régulièrement les partenaires tunisiens et allemands pour faire l’Etat d’avancement », explique une responsable de l’AHK, un des partenaires allemands.

Pour sa part, le centre culturel allemand, Goethe Institut, s’occupe de former les jeunes en langue allemande. Un nombre de candidats sélectionnés, auront droit à 6 mois de cours intensifs « pour aider les jeunes chercheurs d’emploi à trouver un engagement , et procurer aux entreprises tunisiennes du personnel qualifié qui possède, en plus des compétences professionnelles des connaissance en allemand de niveau B1 », dit une coordinatrice du centre culturel.
Carina Simon, du BBW présente le centre bavarois et explique les raisons de cette coopération avec la Tunisie : « Le patronat allemand dispose dans chaque land allemand un organisme de formation professionnelle qui agit en premier lieu dans ses limites géographiques. Le BBW est donc essentiellement présent en Bavière, land le plus performant économiquement. Le patronat bavarois entretient des liens étroits avec l’UTICA, le pacte pour l’emploi offre un cadre idéal pour concrétiser cette volonté de collaboration entre les patronats de nos deux pays ».

Son rôle dans ce projet, est de former les formateurs, en électronique et textile. Le programme du BBW, prévoit d’envoyer des formateurs en mini stages de 3 semaines en Allemagne, mis à part les modules spécifiques inculqués à chaque groupe pour renforcer ses compétences. Ses partenaires actuels du projet sont les entreprises Draxlmaier, Kromberg Schubert et Leoni et le CSF en électronique de Sousse, et le CSF en soudure et outillage et plasturgie de Sousse, et le CSF en habillement de la Manouba.

Source : gnet.tn

DEUX PREMIERS MOIS DE 2012 POSITIFS POUR L’INVESTISSEMENT DANS L’INDUSTRIE


TUNIS, 27 mars (Xinhua) — Les investissements déclarés dans l’industrie tunisienne ont enregistré une hausse de 15,4% durant les deux premiers mois de 2012 par rapport à la même période de 2011, selon le dernier bulletin de conjoncture (février 2012) de l’Agence de promotion de l’industrie et de l’innovation ( APII).
Ces investissements ont atteint en valeur plus de 541 millions de dinars contre environ 469 millions (un dinar équivalent à 0,66 dollar) de dinars durant les deux premiers mois de 2011, d’après les chiffres de l’APII.
Les industries mécaniques et électriques, celles des matériaux de construction, de la céramique et du verre ainsi que les industries de cuir et chaussures ont observé les hausses les plus nettes en début de cette année enregistrant respectivement en valeur 122,9 MD, 82,3 MD et 35,2 MD.
Par contre, les investissements déclarés dans le secteur des industries agroalimentaires ont reculé dans les deux premiers mois 2012 de 12,4% avec en valeur 157,8 MD contre 180,1 MD en 2011, toujours selon le bulletin de conjoncture de l’APII.
La répartition des investissements déclarés en Tunisie durant la période janvier-février 2012 a révélé que le régime totalement exportateur a progressé de 31,3% contre 9% pour le régime autre que totalement exportateur.
Les deux premiers mois de l’année en cours a également enregistré une amélioration remarquable, soit 56% au niveau des investissements 100% étrangers déclarés dans l’industrie tunisienne face à un recul des investissements mixtes (-0,8%).
Les derniers chiffres de l’APII ont révélé que les exportations tunisiennes dans les deux premiers mois 2012 ont enregistré une évolution de 9,9% par rapport à la même période de 2011 avec en valeur près de 3 385 MD contre environ 3 100 MD en 2011.
S’agissant de l’emploi, "le mois de février 2012 a connu la déclaration de 334 projets correspondant à un montant d’investissement de 236.1 MD et des créations d’emplois au nombre de 7347", a précisé l’APII dans son bulletin de conjoncture.
Malgré les indicateurs probants des deux premiers mois de 2012 par rapport à l’année 2011, le mois de février 2012 a connu une baisse de 12,3% au niveau des projets à réaliser, une diminution de 22,6% au niveau des investissements déclarés et un recul de 2,3% au niveau des emplois à créer par rapport au mois précédent durant lequel 381 projets, 305,1 MD d’investissement et 7521 emplois ont été déclarés.

Source : afriscoop

LES PRODUITS TUNISIENS PRÉSENTS DANS 156 MARCHÉS ÉTRANGERS EN 2011


La présence des produits tunisiens sur les marchés étrangers a connu en 2011 une hausse de 80 destinations supplémentaires pour atteindre un total de 156 marchés étrangers, selon les chiffres publiés jeudi par le ministère tunisien du Commerce et de l'Artisanat.
Les exportations tunisiennes vers les dix premiers clients se répartissent sur 30,7% pour la France, 21,6% pour l'Italie, 9,1% pour l'Allemagne, 4,4% pour la Libye, 4,3% pour l'Espagne, 2,8% pour le Royaume-Uni, 2,3% pour les Pays-Bas, 1,9% pour la Belgique et 1,5% pour les Etats-Unis d'Amérique.

D'après le premier responsable du CEPEX, le gouvernement tunisien a mis en place un plan d'action afin de "renforcer la présence des produits et services tunisiens sur les marchés traditionnels et émergents".

Parmi les marchés "géoéconomiques" prioritaires pour les exportations tunisiennes figurent essentiellement l'espace magrébin, les pays du Golfe arabe, l'Afrique sub-saharienne, ainsi que l'espace euro-asiatique (pays asiatiques et pays hors Union européenne).

Considéré comme stratégique pour les exportations tunisiennes, l'espace maghrébin (Maroc, Algérie, Libye et Mauritanie) " constitue une certaine extension du marché tunisien", toujours selon M. Hmam, indiquant que "la représentativité commerciale de la Tunisie est nettement forte au Maroc, en Algérie et en Libye".

Au titre de 2011, les exportations tunisiennes ont connu une hausse dans ces marchés maghrébins soit 42% en Libye, 15,8% en Algérie, 15,4% en Mauritanie et 10,4% au Maroc, selon un bilan du CEPEX transmis jeudi à l'Agence de Presse Xinhua.
S'agissant de la présence des produits tunisiens sur les marchés du Golfe arabe, les exportations tunisiennes ont visiblement progressé en direction des Emirats Arabes Unis avec une hausse de 37,4%.

La forte présence des produits tunisiens sur ces marchés s'explique par les spécificités de cet espace dont "un revenu personnel élevé, une ouverture sur l'étranger, une forte compétitivité, un positionnement stratégique outre une dynamique démographique intérieure issue de l'immigration", selon M. Hmam.

Selon les chiffres du CEPEX, 142 entreprises exportatrices tunisiennes ont ciblé en 2011 des marchés de l'Afrique sub- saharienne dont 33 marchés ont accueilli des entreprises tunisiennes, sachant que 21,4% des exportations tunisiennes subventionnées s'orientent vers l'Afrique sub-saharienne.

Ces chiffres encourageants et dénotant d'un début de relance n'ont pas caché une réalité pas encore rassurante puisqu'"au niveau de la pratique, les exportateurs tunisiens rencontrent plusieurs obstacles dont la liaison aérienne et maritime et la garantie de solvabilité", a révélé le Directeur-général du CEPEX.

Source :maghrebemergent

LE FORUM TUNISO-FRANCO-LIBYEN POUR FAIRE DE SFAX LA «BARCELONE TUNISIENNE»


Dans une ambiance fébrile et un climat des affaires emprunt d’effervescence et d’inquiétudes, s’est tenue le lundi 26 mars, la première journée du forum tuniso-franco-libyen de coopération, dans la ville de Sfax.
Organisé à l’initiative de la Chambre de Commerce et d'Industrie de Sfax (CCIS), la Confédération des Entreprises Citoyennes de Tunisie (CONECT), le Centre d'affaires MBCI-Tunisie (centre d'affaire d'accueil et encadrement) et l'Association ASTRA (Association pour la Promotion des Relations Economiques Tuniso-Rhônalpines), ce Forum a pour but de valoriser les atouts de la ville de Sfax pour en faire une véritable «Barcelone tunisienne», selon Naamen Bouhamed (MBCI), modérateur du forum.
Ont également été présents à cette rencontre, Mohamed Ali Jendoubi, gouverneur de la ville de Sfax, Riadh Cherchir (association ASTRA), Kamel Kammoun (CONECT), Ridha Fourati (CCI de Sfax), Tarak Ali Ferjaoui (CCI de Tripoli – Benghazi - Misrata), Abdellatif Hmam (Cepex) et Jacques Torregrossa (UbiFrance).
Lors de cette rencontre, l’accent a été mis sur le rôle de la ville de Sfax dans le développement méditerranéen et l’importance de la création de relations triplement gagnantes susceptibles de se muer en de solides partenariats pour la restructuration de la Libye post-révolutionnaire.
Selon Jacques Torregrossa quelque 250 entreprises françaises s’implanteront en Libye d’ici la fin de l’année 2012.
Le programme de cette manifestation, à laquelle prendra part une délégation de chefs d’entreprises françaises en visite à Sfax, comporte des rencontres d’affaires B2B entre près d’une centaine de chefs d’entreprises et d’hommes d’affaires tunisiens, français et libyens, mais aussi des visites d’entreprises de la région.
Source : businessnews

ECHANGES ALGÉRO-TUNISIENS : DES PARTENARIATS EN PERSPECTIVE


L’Hôtel Royal a abrité, mardi, plusieurs ateliers de contact et de mise en place de partenariats ou d’opportunités d’affaires dans les secteurs de l’habitat, de la construction et des équipements de service entre une délégation d’une vingtaine d’hommes d’affaires tunisiens et algériens, rencontre qui a été élargie à la participation des opérateurs économiques des autres régions du pays.

Selon M.Riad Bezzarga, directeur de la représentation commerciale tunisienne, «la présence dans la capitale de l’Ouest du pays d’hommes d’affaires tunisiens accompagnés lors de leur séjour par l’ambassadeur de Tunisie à Alger est organisée en prévision de la journée d’information programmée en juin prochain à Tunis». Elle va traiter, en présence d’une forte délégation algérienne, des investissements tunisiens en Algérie. Lors du point de presse, le diplomate a évoqué la portée d’une telle rencontre pour une relance des échanges économiques et commerciaux entre les deux pays pour lancer les jalons de la mise en place d’un grand marché commercial maghrébin.

Par ces ateliers de groupe, il est question, durant ces deux jours, du renforcement des relations économiques entre les deux pays ainsi que des prises de contact avec les opérateurs économiques algériens pour des opportunités d’affaires ou de partenariats d’affaires dans les créneaux de l’habitat, des services et de la construction. Il a présenté, à cette occasion, les statistiques de la balance commerciale entre la Tunisie et l’Algérie, qui est estimée à plus de 1,5 milliard de dinars répartis entre 896 millions de dinars pour le volet des importations et 656 dinars pour celui des exportations.

Pour ce qui est des exportations algériennes vers la Tunisie, elles sont constituées de 90% de produits énergétiques alors que les exportations de la Tunisie sont de l’ordre de 48% de produits mécaniques et électriques et de 16% en produits alimentaires. Lors de son séjour à Oran, la délégation tunisienne visitera le premier salon de l’habitat, de l’aménagement et des services, qui se tient au CCO.

Source : elwatan

LES OLIVES DE TUNISIE TRITURÉES À BÉJAIA SAUVENT LA SAISON OLÉICOLE ALGÉRIENNE


La saison oléicole était très redoutée par les professionnels en Algérie. Elle n’est finalement pas si catastrophique. Une partie de l’explication vient de l’importation d’olives tunisiennes dans la wilaya de Béjaia. Les oléifacteurs ont pu travailler à flux tendu. Mais cela a provoqué une polémique sur les chiffres de production. 11% de baisse seulement en 2011-2012 pour la chambre d’agriculture de Béjaia. Au moins 50% pour le patron de la fédération algérienne de l’olive.

Le bilan de la saison oléicole est contrasté pour la Fédération algérienne de l’olive. Son porte-parole, M. Khodja Bachir, a affirmé, dimanche, que la production dans la wilaya de Béjaïa était d’à peine 6 millions de litres. «Je défie quiconque de démontrer le contraire.» Cependant, il dit ne pas contester les chiffres officiels pour une raison bien simple : «A l’instar des huileries des wilayas de Guelma, de Skikda et de Tizi-Ouzou, celles de Béjaïa ont eu à triturer des olives venues de Tunisie à bord de semi-remorque.» Une production, qui est ensuite écoulée sur le marché local. «A raison de 400 dinars le litre, soit un peu plus de 2,80 euro, forcément cela intéresse nos amis tunisiens», a-t-il indiqué. Les olives tunisiennes, rentrées par voie terrestre, sont venues, d’une part, combler un déficit et faire fonctionner, d’autre part, des huileries dont certaines continuent à triturer en cette fin du mois de mars. Au début les techniciens de la DSA ou de la Chambre d’agriculture de Béjaïa avaient tablé sur une mauvaise récolte en raison des périodes de pics prolongées de chaleurs et d’incendies. Périodes, qui avaient provoqué d’importantes chutes de fruits et une maturité précoce, alors que les estimations à la floraison étaient encourageantes.
«Ce n’est finalement pas une si mauvaise année», a rétorqué M. Hocine Oussalah, le SG de la chambre d’Agriculture de Béjaïa, joint par téléphone ce dimanche 25 mars. La phrase en dit long sur l’état d’esprit, qui avait régné ces derniers mois, auprès des différents acteurs du secteur oléicole. Les prévisions étaient alarmistes. Qu’ils s’agissent des quelques 7000 agriculteurs, qui activent dans la filière ou des institutionnels dont les techniciens de la direction des Services agricoles, tout le monde avait tablé sur une campagne oléicole catastrophique.
«On craignait de revivre la même campagne que celle enregistrée en 2006-2007 avec seulement quelque 4,38 millions de litres d’huile», a confié M. Oussalah. La production est désormais de 14,2 millions de litres d’huile, soit une baisse de seulement 11% par rapport à l’année dernière.

Pour la fédération algérienne la baisse est de 50% à Béjaia
Mais le porte-parole de la Fédération algérienne de l’olive, M. Khodja Bachir, persiste et signe : «la chute de la production oléicole à Béjaïa est plus importante et dépasserait allègrement les 50%. Encore une fois, je ne disconviens pas que la production ait augmenté avec les olives, venues de Tunisie. Les oléifacteurs connaissent toutes les variétés d’olives locales. La moitié des olives triturées vient du pays voisin.»
Toutefois, les facteurs, qui expliqueraient en partie le recul de la production, sont partagés par nos deux interlocuteurs, à quelques nuances près : «La chute des fleurs causée par les pluies de mai et juin», «le gaulage des olives» -mode de cueillette à l’aide d’une longue perche- destructeur des pousses appelées à fructifier l’année d’après, «le cycle physiologique de l’arbre alternant la production du bois et celle des boutons floraux, le manque d’entretien de vergers oléicoles», concernant notamment les opérations de fertilisation, de taille et de labours.


Pour M. Oussalah, il est difficile dans les conditions de conduite actuelle -système de type pluvial, pratiques culturales ne préservant pas l’intégrité du fruit et de la production future, insuffisance de taille, etc.)- de garantir des niveaux de production et des rendements adéquats et non fluctuants.

Pour M. Khodja de la Fédération algérienne de l’olive, les facteurs les plus importants sont lies à l’être humain. «Non seulement l’Algérie n’a pas amélioré sa production, mais la baisse des rendements qu’elle enregistre ne manque pas d’être inquiétante : d’abord, par la perte de richesse qu’elle provoque, dans un pays où les ressources agricoles s’accroissent moins rapidement que le chiffre de la population. Ensuite, parce que le prix de revient au quintal devient vite prohibitif, lorsque la production par arbre diminue. La récolte, notamment, s’avère très onéreuse sur des arbres peu chargés. Avec la concurrence de l’huile de graines, notre oléiculture serait vite acculée à une situation critique si les mesures nécessaires n’étaient prises rapidement.»

Il a expliqué que dans de nombreuses régions de Kabylie, l’olive tend à devenir plutôt un produit de cueillette qu’une denrée culturale. Toutes les parcelles de culture difficile, à rendements réduits, sont, selon lui, abandonnées car leur rentabilité n’est plus en rapport avec le niveau de vie actuel. Ce qui se passe en Kabylie est sans doute moins prononcé que dans les autres régions, mais, là aussi, il constate une évolution inquiétante.
Quelque 10 tonnes d’huile exportées pour 300 000 importées
Les statistiques officielles accusent une production moyenne de 35.000 tonnes d’huile de 2000 à 2008, ce qui donne à l’Algérie la 8ème place avec 1,2 % de la production mondiale, a indiqué M. Khodja Bachir de la Fédération algérienne de l’olive. En ce qui concerne les olives de table, l’Algérie se classe 6ème avec une production moyenne de 90.000 tonnes, soit 4,5 % du tonnage mondial.

Au total, les 17,6 millions d’oliviers algériens, en rapport, produisent 262.500 tonnes d’olives, soit environ 15 kilogrammes par arbre. Les autres pays du pourtour méditerranéen échappent au phénomène d’alternance par de meilleures pratiques culturales, lesquelles atténuent significativement les écarts constatés chez nous. Les bonnes pratiques permettent, a-t-on souligné, de passer de 20 kg par arbre à 80 kg. Le rendement moyen des olives en huile est de 13 % et celui d’un arbre de 2 litres d’huile, chiffre très bas, mais sensiblement égal à celui de la productivité moyenne des oliviers d’Europe.

Par rapport au nombre des habitants, cette production oléicole ne représente guère qu’un (01) litre par tête et par an ; en Kabylie, il est de 9 litres par an et par habitant. Un taux proche de la consommation de l’huile d’olives en Grèce ou en Espagne, a affirmé M. Khodja. A cette ration, il faudrait ajouter la différence entre les importations d’huiles de graines et les exportations d’huiles d’olives, qui sont presque nulles, pour la période 2000 à environ 10 tonnes pour les exportations et 300.000 tonnes pour les importations, soit une différence insignifiante qui vient parfaire la consommation intérieure.

En 2007, l’Algérie aurait donc consommé environ 300.000 et 25.000 (le total est de 325.000 tonnes d’huile) soit environ 9 litres d’huile par habitant. «Ce chiffre correspond à celui fourni par le conseil oléicole international et peut être considéré comme vraisemblable», a confirmé, M. Bachir Khodja.

Source : maghrebemergent